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Biars-Brétenoux, seul Lotois à ce niveau

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Vignette : Biars-Brétenoux, seul Lotois à ce niveau

L’Avenir Foot Biars-Brétenoux sort d’une saison à onze matchs nuls, close par un parcours de Coupe de France arrêté devant Châteauroux. Seul club lotois du Régional 1, il repart pour un championnat qui l’enverra jusqu’à Argelès-sur-Mer, à 282 kilomètres de la vallée de la Cère.

Il y a le football que l’on suit, celui des poules du district où l’on connaît chaque adversaire et chaque terrain. Et il y a celui de Biars-Brétenoux, qui joue le sien à part, dans une division dont aucun autre club du Lot ne fait partie.

L’Avenir Foot Biars-Brétenoux évolue en Régional 1, le plus haut niveau de la ligue d’Occitanie avant les championnats nationaux. Aucun autre club lotois n’atteint cet échelon, et cela se lit partout : dans le calendrier, dans les kilomètres, et dans le genre d’adversaires que l’on y croise.

Une saison passée à faire match nul

Commençons par celle qui vient de s’achever. Sur le terrain, elle a une signature statistique peu commune : Biars a terminé cinquième sur quatorze, avec 38 points, pour un bilan de 9 victoires, 11 matchs nuls et 6 défaites.

Onze nuls en vingt-six journées : quatre matchs sur dix se sont terminés à égalité. C’est, avec le FC 2 Rives, le total le plus élevé de la poule — le troisième et le cinquième sont ainsi les deux équipes qui ont le plus partagé les points. À titre de comparaison, le champion Rodez Aveyron 2 n’a concédé que cinq nuls, et Castanet trois.

Six défaites seulement — le quatrième meilleur total de la poule — mais beaucoup de matchs sans vainqueur : le profil d’une équipe difficile à battre, qui a manqué de tranchant pour viser plus haut.

Un match à part

Une rencontre de cette saison ne ressemble à aucune autre. À Rodéo, le match inscrit au calendrier n’a pas donné lieu à une partie de football : la Fédération le porte comme une rencontre non disputée. Le club s’en est expliqué dans un communiqué et a engagé un recours.

Ce qui a suivi s’est réglé dans les instances plutôt que sur le terrain, et l’opposition entre les deux clubs est restée décalée jusqu’au bout : les deux rencontres, aller et retour, ont été déplacées par rapport à leur date théorique. Biars a malgré tout terminé la saison avec ses vingt-six matchs au compteur, comme chacun de ses adversaires.

L’automne de la Coupe de France

C’est ailleurs que la saison de Biars s’est jouée. Le club a enchaîné cinq tours victorieux en Coupe de France, dont quatre à l’extérieur.

Le parcours commence le 31 août à Causse Limargue, battu 4-1. Suivent Élan Marivalois, écarté 1-0 à Lacapelle-Marival, puis Lautrec, tenu en échec 1-1 et sorti aux tirs au but 4-2. Biars reçoit ensuite la Juventus Papus et l’emporte 5-3, avant d’aller chercher sa qualification au Grau-du-Roi, encore aux tirs au but après un 1-1.

Le 15 novembre, à domicile, la route s’arrête devant la Berrichonne de Châteauroux, pensionnaire de National, battue 0-2. Deux buts d’écart contre un club évoluant plusieurs échelons au-dessus : la sortie est honorable.

Le parcours de Biars-Brétenoux en Coupe de France 2025-2026 : victoires 4-1 à Causse Limargue, 1-0 à Élan Marivalois, 1-1 puis 4-2 aux tirs au but à Lautrec, 5-3 à domicile contre la Juventus Papus, 1-1 puis 5-4 aux tirs au but au Grau-du-Roi, puis élimination 0-2 à domicile contre Châteauroux, club de National.
Cinq tours franchis avant Châteauroux, le 15 novembre.

La saison qui vient : quatre mille kilomètres de route

Pour l’exercice qui s’ouvre, la poule B du Régional 1 réunit quatorze équipes réparties sur huit départements — Aude, Haute-Garonne, Gers, Lot, Hautes-Pyrénées, Pyrénées-Orientales, Tarn et Tarn-et-Garonne. Biars en occupe la pointe nord, seul, à plus de cent kilomètres du premier de ses adversaires.

Le calendrier a ses conséquences. Sur les treize déplacements à venir, le plus court mène à Montauban, à 104 kilomètres. Le plus long conduit à Argelès-sur-Mer, sur la Méditerranée : 282 kilomètres à vol d’oiseau, davantage par la route.

La moyenne s’établit à 167 kilomètres par déplacement. Rapporté à la saison, aller et retour compris, cela représente plus de 4 300 kilomètres — soit environ 335 kilomètres de route à chaque week-end de déplacement, pour un club de la vallée de la Cère.

La comparaison avec le district donne la mesure de l’écart. Nous avions établi qu’un club de D1 parcourt environ 45 kilomètres par déplacement, et un club de D2 à D4 entre 25 et 30. Biars roule 3,7 fois plus qu’un club de D1, et près de sept fois plus qu’une équipe de D4.

Les treize déplacements de Biars-Brétenoux en Régional 1, du plus long au plus court : Argelès-sur-Mer 282 km, Lourdes 253, Narbonne 215, Auch 175, Muret 166, Fonsorbes 162, Castanet-Tolosan 158, Balma 149, L'Union 144, Lavaur 135, Golfech 119, Marssac-sur-Tarn 113, Montauban 104.
Les treize déplacements de la saison à venir, à vol d’oiseau.

Un club, quatre équipes

Derrière l’équipe première, le club aligne trois autres formations, et c’est peut-être là que se lit le mieux ce qu’il représente. La réserve évolue en Régional 3, avec ses propres déplacements — 90 kilomètres de moyenne, jusqu’à 145 kilomètres. La troisième joue en D2 du district, la quatrième en D3 Cap Nature.

Quatre équipes, quatre niveaux, du Régional 1 à la Départementale 3. Peu de clubs lotois couvrent une telle amplitude, et aucun ne le fait en partant d’aussi haut.

Note de méthode

Cet article distingue deux saisons. Le bilan sportif, le classement et le parcours en Coupe de France portent sur la saison 2025-2026, qui vient de s’achever, et proviennent des relevés officiels de la Fédération. La composition de la poule B et les distances de déplacement portent sur la saison 2026-2027, d’après les engagements publiés.

Les distances sont calculées à vol d’oiseau entre les stades des clubs, à partir des coordonnées relevées sur les rencontres de la Fédération ; par la route, il faut compter environ un tiers de plus.

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