Carton blanc : douze en trois journées de D1 et de D2, et presque tous après la pause

C’est la première saison où le carton blanc s’applique dans toutes les compétitions du district. Nous avons relu les feuilles de match des 37 rencontres de D1 et de D2 jouées depuis la reprise. L’arbitre l’a sorti 12 fois, dans 8 rencontres. Aucun le premier week-end, huit le dernier, et onze sur douze après la pause.
Aucun le premier week-end, huit le dernier
Le carton blanc sanctionne une seule chose : la contestation, en paroles ou en actes, d’une décision de l’arbitre. Il vaut dix minutes hors du terrain. Le district l’a étendu cette saison à toutes ses compétitions, Coupe d’Occitanie comprise ; seule la Coupe de France y échappe.
| Week-end | Rencontres de D1 et D2 | Cartons blancs |
|---|---|---|
| 5 et 6 septembre | 6 | 0 |
| 19 et 20 septembre | 15 | 4 |
| 3 et 4 octobre | 16 | 8 |
Trois journées, c’est trop peu pour parler de tendance. Mais le dernier week-end en porte à lui seul les deux tiers, pour à peine plus de rencontres que le précédent.
Onze sur douze après la pause
Le premier carton blanc de la saison est tombé à la 42e minute. Les onze suivants sont tous venus en seconde période, et six après la 75e minute. Les cartons jaunes suivent la même pente, moins marquée : 66 des 106 jaunes de D1 et de D2 sont tombés après la pause, 32 dans le dernier quart d’heure. C’est ce que nos relevés sur trois saisons montraient déjà : c’est en fin de match que ça craque.
Plus en D2 qu’en D1
La D2 en compte 8 en 19 rencontres, la D1 4 en 18. C’est pourtant la D1 qui prend le plus de cartons jaunes (64 contre 42) et de cartons rouges (3 contre 1). Le carton blanc ne mesure pas la même chose : pas les fautes, la contestation.
Sur le terrain, sur le banc
Sept des douze cartons blancs ont visé un joueur entré en jeu comme titulaire, deux un joueur inscrit comme remplaçant. Les trois autres sont allés à une personne qui ne figure pas parmi les joueurs de la feuille.
Le règlement a prévu ces cas. Un remplaçant sanctionné ne peut entrer en jeu qu’une fois les dix minutes écoulées. Quand la contestation vient du banc, c’est le capitaine qui purge l’exclusion, et le vice-capitaine désigné avant le match si le capitaine est le gardien. Deux cartons blancs, ou un blanc et un jaune, valent un carton rouge. L’exclusion temporaire n’entraîne aucune amende.
Sept arbitres sur vingt-trois
Vingt-trois arbitres différents ont dirigé les rencontres de D1 et de D2 depuis la reprise. Sept ont déjà sorti le carton blanc. À l’assemblée de rentrée des arbitres, le 5 septembre, le président du district Bernard Bats l’a présenté comme un outil de dissuasion, et a insisté pour que les arbitres en appliquent correctement les dispositions. Le district travaille, sur ce point, en lien avec la Ligue d’Occitanie.
Les règles détaillées sont dans notre article d’août sur le carton blanc.
Méthode. Les chiffres viennent des feuilles de match de la Fédération française de football, pour toutes les rencontres de D1 (poule unique) et de D2 (poules A et B) jouées du 5 septembre au 4 octobre, soit 38 rencontres : nous en avons vérifié la liste, poule par poule, auprès de la Fédération. Une rencontre dont la feuille ne porte pas de composition est écartée, ce qui en laisse 37. Les minutes sont celles inscrites sur la feuille. Les règles viennent du procès-verbal n°12 du district (29 septembre) et de notre article du 11 août.